Les plus belles réalisations de cet artisan, et bien d’autres encore, se trouvent dans le livre "Les armuriers Liégeois à travers leurs réalisation. 1800 - 1950".

Pour tous les détails voir : LES ARMURIERS LIEGEOIS

Louis Christophe

Il s’agit d’un revolver sans extracteur collectif, à percussion centrale et à cadre fermé.

Le canon rayé est à huit pans avec guidon en demi-lune. Le calibre assez important pourrait être du 12 mm ou du 45/450 ?

Le barillet à 6 chambres est cannelé et se démonte en enlevant l’axe central.

La portière d’alimentation s’ouvre vers l’arrière (genre ABADIE) mais celle-ci n’a comme particularité que de donner accès aux chambres et c’est bien regrettable.

Le déchargement se fait à la baguette, douille par douille.

Les photos illustrent le système de guide baguette fixé au bâti par la vis inférieure et pivotant sur celle-ci, tandis que la baguette à tête cylindrique moletée elle-même coulisse sur le passe baguette supérieur.

La baguette en elle-même est maintenue me semble-t-il par une lame de ressort coudée fixée par une vis au guide baguette.

Le chien est semi caché par la carcasse surélevée. (Semi hammerless ?)

J’ai nommé ce système « semi hammerless » à défaut d’autre terme adéquat.

En effet le chien n’est que partiellement dissimulé et seule la crête est visible.

La platine est à simple et double action.

Une sûreté de type Mauser est placée sur le flanc gauche.

La crosse est en forme de poire, elle se termine par un anneau de calotte.

Les plaquettes en ébène sont joliment quadrillées façon diamant.

Elles sont réunies par une vis transversale et deux rosettes.

L’arme porte les poinçons du banc d’épreuves de Liège, à savoir :

ELG sur étoile dans un ovale couronné : acceptation post 1893.

C sous étoile : contremarque du contrôleur post 1877.

R couronné : canon rayé, en usage de 1894 à 1968.

L couronné : il ne s’agit pas d’un poinçon d’épreuves, il pourrait s’agir d’une marque du fondeur de barillet.

15 : pourrait être un numéro de série.

La marque L.CHRISTOPHE BRUXELLES frappée sur le pan supérieur du cadre appartient à Louis CHRISTOPHE, ingénieur mécanicien à Liège rue Agimont, 12 à Liége.

Il est titulaire de 11 brevets déposés en Belgique de 1863 à 1885 notamment pour des systèmes de machines à fabriquer les canons.

TAYLERSON le présente comme un "mécanicien" de Bruxelles, postulant adjoint avec MONTIGNY L. d’un brevet anglais Pat. 3553/1867 concernant une mitrailleuse à batterie capable de tirer des volées de grosses chevrotines, c'est-à-dire le brevet de base de la mitrailleuse MONTIGNY.

L’invention du présent revolver n’apparaît pas dans sa liste de brevet, il est donc possible que L. CHRISTOPHE ne soit que le revendeur !?

GG

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