Mariette "A vis"

Posséder un MARIETTE "A VIS" est déjà assez peu courant, en trouver trois de modèles et de calibres différents, cela relève du miracle !!

- Le premier au dessus est en 12 mm, c'est le modèle le plus grand, il possède la tige coulissante longue qui autorise de "tirer" le canon et le barillet vers l'avant sans les détacher de l'ensemble. Il tire en simple et double action.

- Le deuxième est beaucoup plus petit et de calibre 7mm, la tige coulissante est plus courte, pour recharger il faut enlever le canon, puis le barillet de l’ensemble de l’arme. Il ne tire qu’en simple action.

- Le troisième est également de petite taille et de calibre 7mm mais possède une détente anneau et ne tire qu’en double action

Alain

Guillaume Mariette

L’arme

Il s’agit d’un revolver à broche et cadre ouvert, aussi dénommé « revolver à vis » en raison de la grosse vis à molette placée sous la carcasse et qui sert à désolidariser les deux parties de l’arme pour en favoriser le chargement/déchargement. La partie avant (canon) glisse sur l’axe du barillet vers l’avant dégageant ainsi l’arrière du barillet.

Le canon (à 7 rayures en principe) est rond avec une petite partie hexagonale à la bouche qui supporte le guidon triangulaire à bout arrondi taillé dans la masse. L’autre bout du canon supporte le cran de mire également pris dans la masse.

Ce type d’arme pouvait être réalisé en calibre 7, 9 et 12 33.

La crosse est constituée de deux plaquettes lisses en bois (noyer ?) réunies par une vis transversale et deux rosettes. Elle se termine par une calotte métallique, une vis-pivot et un anneau.

La baguette en fer coulisse dans un guide placé sur le flanc droit de la console.

L’alimentation se pratique par une portière placée sur le flanc droit et qui se soulève à l’aide d’un ressort interne.

Les poinçons

ELG sur étoile dans un ovale vertical : acceptation définitive, en usage de 1846 à 1893.

G couronné : contremarque du contrôleur, en usage de 1853 à 1877.

Les marques

MARIETTE BREVETE : Cette arme a été brevetée à LIEGE le 31012.1862 sous le n° 13.622 par MARIETTE Guillaume, Joseph de CHERATTE  (voir site)

559 : numéro de série.

GG

Mariette Servais

Il s’agit d’un revolver à broche et à cadre ouvert avec platine en simple action. Le barillet est lisse à 6 chambres de calibre 7 mm. Le canon rayé  est rond et est maintenu par une vis moletée, laquelle une fois défaite libère le canon et laisse accès au barillet. La détente incurvée est protégée par un pontet. Le canon est rond avec guidon triangulaire sommé d’un grain d’orge. La crosse est en noyer lisse maintenue par une vis transversale et deux rosettes à oreilles. Les parties métalliques sont pour la plupart recouvertes d’une gravure en rouleaux genre anglais.

L’arme porte les poinçons du banc d’épreuves de Liège, à savoir :

ELG * dans un ovale vertical : acceptation définitive, en usage de 1846 à 1893.

T couronné : contremarque du contrôleur, en usage de 1853 à 1877.

D’autre part, l’arme porte la marque MARIETTE BREVETE qui correspond en fait à MARIETTE Fils soit MARIETTE Servais, fils de Guillaume MARIETTE inventeur prolifique et bourgmestre (maire) du village de WANDRE près de LIEGE. Servais a eu quelques déboires judiciaires avec LEFAUCHEUX Gabriel en 1860 sur plainte en contrefaçon de ce dernier. L’épilogue ne nous est pas connu.

La présente arme correspond au brevet n° 11.126 du 02.07.1861. (Voir croquis en pièce jointe).

GG

Cette arme fonctionne uniquement en simple action, la détente possède un déplacement extrêmement faible, comparable à un stecher !

Alain

Mariette Servais

Il s’agit d’un revolver à broche et à cadre ouvert. Le barillet est lisse. Le canon rayé est rond et est maintenu par une vis moletée, laquelle une fois défaite libère le canon et laisse accès au barillet.

La détente est en anneau.

La crosse est en noyer lisse maintenue par une vis transversale et deux rosettes à oreilles.

L’arme porte les poinçons du banc d’épreuves de Liège, à savoir :

ELG sur étoile dans un ovale vertical : acceptation définitive, en usage de 1846 à 1893.

Y couronné : contremarque du contrôleur, en usage de 1853 à 1877.

D’autre part, l’arme porte la marque MARIETTE BREVETE qui correspond à MARIETTE Fils soit MARIETTE SERVAIS fils de Guillaume. L’intéressé a eu des déboires judiciaires avec LEFAUCHEUX Gabriel en 1860 sur plainte en contrefaçon de ce dernier.

La présente arme correspond au brevet n° 11.126 du 02.07.1861.

GG

Cette arme fonctionne uniquement en double action.

Alain

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