Les plus belles réalisations de cet artisan se trouvent dans le livre "La Dynastie Francotte".
Pour tous les détails voir : La Dynastie Francotte
Auguste FRANCOTTE
Voici un revolver au système « top break ». Ce concept
novateur pour l’époque est dû à la firme Smith & Wesson au début des années 1870
et a constitué un progrès majeur pour le chargement puis le déchargement
simultané des étuis vides.
Les S&W « top break » sont très bien documentés, on
trouvera par exemple une étude en français sous le lien suivant :
https://www.armes-ufa.com/spip.php?article2113
Ces excellents revolvers américains furent bien entendu
copiés et interprétés par les concurrents européens, principalement en Espagne
(Eibar) et en Belgique à Liège. L’objet examiné ici en est un exemple. Malgré
son état de surface piqué et corrodé, on devine que l’arme a été fabriquée avec
un bon niveau de finition, voire de luxe : barillet de 5 chambres munies de
drageoirs, anneau de calotte, carcasse et barillet gravés, plaquettes en nacre.
Fonctionnant en simple et double action, il serait
chambré en calibre 7,65 selon son propriétaire… Ce qui semble pour le moins
invraisemblable puisque le 7.65 est une munition conçue pour les pistolets
semi-automatiques et que son chargement à la poudre sans fumée ne donnerait
guère de chances de survie à ce revolver, sans parler des risques pris par
l’utilisateur… Il ne peut s’agir que d’un calibre 32 ou 320 poudre noire, ce qui
correspond à 8 mm.
Marquages :
5736 : probablement numéro de série.
B sous étoile : poinçon de contrôleur à partir du 27
janvier 1877.
R couronné : marque de vérification des armes de poing à
canons rayés, du 30 janvier 1894 au 26 février 1968.
ELG sur étoile en ovale couronné : poinçon
du banc d’épreuve postérieur à 1893.
C couronné (arrière du barillet) :
probablement la marque d’une des deux forges/fonderies pour les barillets à la
demande.
33 (arrière du barillet) : numéro de série du barillet
selon la fonderie citée ci-dessus ?
Bande du canon : GENERAL ARMS MANUFACTORY AUTOMATIC EXTRACTOR REVOLVER PATENT
1887.
Faute d’informations nouvelles, cette mention paraît assez fantaisiste.
Initiales AF sous couronne : marquage de la célèbre firme liégeoise d’Auguste Francotte. Très réputée, cette entreprise a produit un nombre considérable d’armes de tous types, dont on peut retrouver l’essentiel sur le site
Ainsi que dans un ouvrage dédié, voir :
https://www.littlegun.be/livres/a%20a%20livre%20alain%20francotte.htm
Les catalogues d’époque d’Auguste Francotte décrivent son
abondante production. On y trouve notamment la description de revolvers du type
examiné ici, avec la mention « Revolvers à extracteur. Modèles imitation Smith &
Wesson, à feu central ». Les calibres proposés sont les classiques .450, .380 et
.320 européens à poudre noire, ce qui confirme l’affirmation précédente sur le
calibre du revolver.
En conclusion, ce revolver « top break » en calibre .320, et inspiré des Smith &
Wesson a été fabriqué à Liège par la firme d’Auguste Francotte.
Les marquages indiquent une production postérieure à 1894.
Chris, HPH, Alain








