Les plus belles réalisations de cet artisan, et bien d’autres encore, se trouvent dans le livre "Les armuriers Liégeois à travers leurs réalisation.
1800 - 1950".
Pour tous les détails voir : LES ARMURIERS LIEGEOIS
Louis Simonon
Ce petit fusil possède deux canons juxtaposés en deux calibres différents, l’un
en calibre 14 et l’autre en 9 mm. Il dispose classiquement de deux chiens
externes actionnés par deux détentes sous pontet. L’ouverture s’effectue au
moyen d’une clé serpent et l’arme peut se replier, ce qui invite à le classer
dans la catégorie des fusils dits de braconnier.
Marquages :
Nombre 013
Nombre 9886 : peut-être le numéro de série.
S sous étoile : poinçon du contrôleur à partir du 27 janvier 1877.
Choke 12.8
EL en cursives : Epreuve provisoire depuis 1853 (canons fusils).
Initiales LS
Inscription « La Légia »
Bien que l’origine belge soit certaine, on ne dispose pas sur les photos
fournies d’un ELG en ovale.
Le terme « Légia » a été utilisé par l’artisan Nicolas Pieper pour un petit
pistolet semi-automatiques en calibre 6.35 et des carabines jouet, du nom d’un
ruisseau qui serpente dans un quartier de Liège.
Il est cependant plus qu’improbable que le fusil examiné ici provienne des
ateliers de Nicolas Pieper dont on ne retrouve aucune signature, logo ou
initiales sur cette arme.
En revanche les initiales LS ont été précédemment attribuées à l’armurier
Louis Simonon, connu sur le site.
SIMONON, Louis était armurier à Herstal (Liège) rue Heintz. Il fut inscrit au
banc d’épreuves liégeois de 1932 à 1962.
Par ailleurs, on trouve sur Internet mention de plusieurs fusils d’apparence
assez récente portant la mention « La Légia », ainsi que d’une entreprise de
distribution armurière au même nom, (111 rue du Bellenay, 4040 Herstal), voir :
https://armurerie-billau.be/products/carabine-a-verrou-mauser-98-chasse-artisanal-la-legia-243-win
https://www.ivoire-france.com/fr/lot-3666-592993-414_fusil_fabrication_suhl_modifie_liege
https://www.pagesdor.be/monprofilprofessionnel/?listingId=L9776642
Une autre armurerie baptisée Liège Arms est toujours située à cette même adresse
mais le lien entre les deux n’est pas établi, voir :
En conclusion, ce fusil de braconnier à deux canons
juxtaposés en deux calibres différents est d’origine liégeoise et de fabrication
postérieure à 1877. Cependant sa facture suggère plutôt une production au 20ème
siècle.
Il pourrait avoir été fabriqué par l’artisan
Louis Simonon, pour avoir été commercialisé par une société de distribution
armurière baptisée « La Légia » d’Herstal.
Tout ceci sans certitude !
Chris, HPH






Louis Simonon
Après être passé par la percussion (Cap & Ball) et le système à broche, le Colonel Le Mat a adapté l’arme à la percussion centrale. Pour des raisons pécuniaires le colonel est venu faire fabriquer ses armes notamment par Auguste Francotte et une vingtaine d’autres fabricants liégeois. En principe l’arme fabriquée à Liège comportait la baguette d’éjection carénée, le pontet ovale et le sélecteur de tir sur le chien qui pouvait ainsi être actionné d’une seule main. Un exemplaire de ce type est conservé au Grand Curtius de Liège (réf. 629Fe 1-2).
Cependant l’exemplaire présenté ici ne correspond pas à ces dernières spécificités. Il est à percussion centrale (adaptée vers 1869). Le barillet est à 8 coups me semble-t’ il + le canon central à mitraille. Le calibre pourrait-être du 450. Je n’ai reçu que 4 photos pour en juger !
L’arme porte un seul poinçon visible du banc d’épreuves de Liège, à savoir le R couronné (canon rayé – poinçon en usage de 1894 à 1968 ?)
L’arme porte également une marque de fabricant liégeois en grande partie effacée ce qui rend l’identification très difficile. Je crois lire L ? S ?? à Liège.
Cela pourrait "peut-être" correspondre à Simonon L.J. armurier à Herstal. Entre 1852 et 1889, il déposera huit brevets d’inventions.
GG








Louis Simonon
SIMONON, Louis était armurier à Herstal (Liège) rue Heintz. Il fut inscrit au banc d’épreuves liégeois de 1932 à 1962.
Sa marque était tout simplement L.S.
1er canon :
D couronné : est la marque du fabricant de canons de fusil DELCOUR à Nessonvaux (voir site)
Lettre grecque ETA (n) : lettre annale 1955.
AA accolés et étoilés : contremarque du contrôleur post 1877.
ELG étoilé dans un ovale couronné : acceptation post 1893.
12-65 ( ?) dans la lettre oméga couchée : calibre nominal et longueur de douille, en usage de 1924 à nos jours.
PV surmonté d’un lion stylisé : épreuve à la poudre sans fumée, en usage de 1898 à 1968.
1Kg 286 : poids du canon pouvant tirer des poudres sans fumées (armes lisses) au gramme près. En usage de 1924 à nos jours.
2e canon :
ELG étoilé dans un ovale couronné : idem ci-dessus.
12-65 (effacé ?) dans oméga couché : idem ci-dessus.
P étoilé : contremarque du contrôleur post 1877.
PV surmonté d’un lion stylisé : idem.
1Kg 335 : idem
Perron : inspection post 1853.
d en lettre minuscule : lettre annale (1958 ? sans certitude).
18.5 – 17.4 : canons chokés : cal. à 22 cm de la culasse, en usage de 1924 à 1968.
6017 devrait être le n° de série.
GG








